Décidément, le CNAM s’applique à lui-même ce qu’il enseigne dans son master 2 pro « Innovation sociale et conduite du changement – économie sociale et solidaire ». Avec le recul d’une première promo sortie en 2014, ses responsables ont lancé une réflexion pour adapter la pédagogie aux spécificités de l’ESS. L’équipe universitaire est partie du constat d’une double méconnaissance de l’univers ESS : celle des étudiants et celle des institutions porteuses des formations sur le sujet. L’offre de formation ne couvre donc pas complètement les besoins des entreprises de l’ESS. En particulier, le renouvellement des cadres dirigeants, dont les départs en retraite vont être nombreux dans les cinq prochaines années, constitue un enjeu.
Cherchant à mieux articuler le savoir universitaire et celui des acteurs, le CNAM voudrait créer une sorte d’incubateur d’initiatives solidaires. L’objectif est de faciliter l’appréhension concrète des problématiques par les étudiants. Pour ce faire, les acteurs sont mis à contribution. Un réseau a été constitué l’année dernière, associant enseignants, étudiants et structures de l’ESS comme les artisans du monde, les SEL IDF, l’ADEL, etc.
Cette belle synergie devrait déboucher sur de nouveaux modes d’élaboration des savoirs, à l’image même des initiatives d’économie sociale et solidaire.