CONTACTNEWSLETTER
S'abonner à la lettre d'information
Nous contacter

Siège administratif :

3 rue de Vincennes,
93100 Montreuil

Email : contact@cressidf.org

google map

CONSEIL RÉGIONAL

La fin des emplois-tremplin ?

3850 salariés travaillent aujourd’hui en emploi-tremplin dans une entreprise de l’ESS francilienne. S’adressant aux personnes qui éprouvent des difficultés à trouver du travail, liées à l’âge, à leur situation familiale, à un handicap, à leur formation… ce dispositif d’aide de la région décroît dans le budget 2016. Lancé en 2004, le programme régional prenait deux formes : emploi-tremplin projet et emploi-tremplin IAE (insertion par l’activité économique).
2015 représentera la dernière année de création d’emplois-tremplin projet, avec 256 nouveaux postes. Au total, 1272 personnes sont actuellement en activité avec ce type de contrat, dans une association, une coopérative, une fondation ou une structure d’IAE (SIAE). Le financement partiel de ces postes représente 16,5 millions d’euros, toutes années de démarrage confondues.

Quant aux emplois-tremplin IAE, 2578 postes ont été inscrits au budget l’année 2015, soit une aide de 4,2 millions, attribuée à 201 SIAE.
Le nouvel exécutif ira heureusement au bout de l’engagement contractuel de la région, les derniers postes qui pourront avoir été créés cette année seront subventionnés pour trois ans, soit jusqu’en 2018. Nous ne connaissons pas à ce jour la politique de soutien aux SIAE que le nouvel exécutif compte développer pour l’avenir.

Effets d’aubaine ?
La pertinence des emplois aidés est régulièrement interrogée. En janvier dernier, le ministère du Travail (Dares) avait publié des statistiques sur les dispositifs nationaux cette fois, qui vont coûter 2,5 milliards à l’État en 2016. Le Figaro s’était glorifié que 84 % des employeurs marchands déclarent vouloir pérenniser les postes au terme de l’aide publique, contre 37 % d’employeurs du secteur non marchand. Les défenseurs des aides aux entreprises classiques pourraient aussi méditer sur une autre statistique : 58 % des patrons auraient de toute façon embauché, sans l’aide publique, contre 21 % des employeurs de l’ESS…
Mais s’appuyant sur un audit déjà ancien – 81 % des bénéficiaires n’auraient pas trouvé d’emploi stable – le conseil régional entend recentrer ses efforts autrement.

Publié par Marianne Durand, le 12 avril 2016

Les commentaires sont fermés