Alors que la crise sanitaire a mis en évidence les inégalités d’accès aux soins sur le territoire francilien, la Mutualité Française Ile-de-France souhaite réaffirmer sa force de proposition politique et son rôle d’offreur de soins.

Avec plus de 35 millions d’adhérents, la Mutualité Française est le premier opérateur de soins non lucratif de France. Sur le territoire francilien, il fédère un réseau de plus de 205 mutuelles et gère 115 structures d’offres de soin. Du centre optique aux hôpitaux, les mutuelles adhérentes s’organisent avec leurs 18.000 salariés pour permettre à leurs adhérents et la population francilienne d’accéder aux soins.

Pour Frédéric Gouedard, président du conseil d’administration de la Mutualité Française Ile-de-France, « l’objectif est de réussir à faire tomber les inégalités d’accès à des soins de qualité, sans reste à charge. Car même dans une région riche comme l’Ile-de-France, il y a des déserts médicaux ».

« Le rôle des collectivités régionales n’est pas de rajouter une couche à l’existant »

 

L’interpellation des responsables politiques territoriaux figure parmi les missions de l’organisme mutualiste : « nous attendons de la Région un accompagnement à l’investissement des Services de Soins et d’Accompagnement Mutualiste (SSAM) pour leur permettre de s’installer, de se transformer, d’innover, de se moderniser avec pour objectif de répondre aux besoins de la population francilienne en matière d’accès aux soins ».

En effet en tant que structures à but non lucratif, ces SSAM, qui proposent des soins en secteur 1 (sans dépassements d’honoraires), sont souvent confrontés à des équilibres financiers précaires limitant leurs capacités d’investissement.

Quant à la promesse de campagne de Valérie Pécresse de mettre en place une mutuelle régionale, « nous l’avons considérée comme un effet de mode compte tenu de la situation sanitaire actuelle. Plusieurs candidats aux élections départementales et régionales avaient ce genre de propositions. Des municipalités ont déjà mis en place des « mutuelles communales » tendant à répondre à des difficultés réelles d’accès aux soins ». La Mutualité Française considère que les mutuelles communales peuvent répondre à ce besoin dès lors que leur périmètre de mutualisation est suffisamment large pour assurer une stabilité de ces offres. Au-delà de ces dispositifs, elle appelle à une réponse plus globale et solide sur l’ensemble du territoire et  à ne pas oublier les dispositifs existants (C2S notamment) parfois inutilisés car mal connus.