Tandis que l’on pouvait craindre un fléchissement gouvernemental sur le dispositif, le ministre du travail, François Rebsamen est intervenu sur le sujet le 3 juin. Il a annoncé « la création de 45 000 emplois d’avenir de plus pour 2014, s’ajoutant aux 50 000 initialement prévus ». Bonne nouvelle, diront les acteurs. Oui, mais le ministère prévoit qu’une partie de cette rallonge (25 000) permette de « prolonger les contrats des jeunes embauchés pour un an ».

Avec 70 % de réalisation, l’Île-de-France dépasse la moyenne nationale qui est de  64 %. Les disparités départementales sont cependant importantes, puisque le Val-de-Marne atteint près de 95 %, alors que Paris ne remplit que 60 % des objectifs. La région joue bien le jeu des buts poursuivis par cette action : la formation de jeunes sans ou avec peu de qualification. En effet, la part des jeunes franciliens en emploi d’avenir embauchés sans diplôme atteint 58 %, contre 41 % pour la France entière. Il est à noter aussi que le nombre de CDI est supérieur à la moyenne nationale. L’avantage est dû à la mobilisation du conseil régional, qui abonde de 20 % le financement de l’État, sous réserve que l’employeur offre un CDI.

Au total, la région comptait 12004 emplois d’avenir au 31 mai, répartis entre 9672 pour le secteur non-marchand et 2332 pour le secteur marchand. On peut regretter que les statistiques officielles ne fassent pas le distinguo entre collectivités locales et entreprises de l’ESS. Il est probable que les associations contribuent à plus de la moitié des embauches dans le secteur non marchand, remplissant largement leur engagement.