Le BOP 305 constitue l’un des principaux supports budgétaires de l’État pour le financement de l’économie sociale et solidaire (ESS). Il permet notamment de soutenir les structures d’accompagnement, les têtes de réseau, ainsi que des dispositifs favorisant l’innovation sociale et le développement de projets à impact. Ces crédits jouent un rôle essentiel pour structurer l’écosystème et accompagner les entreprises de l’ESS sur l’ensemble du territoire.

 

En début d’année, la programmation des crédits s’inscrivait dans une logique de continuité et de stabilisation du soutien public. Les financements prévus devaient permettre de maintenir les dispositifs existants, d’accompagner les acteurs fragilisés et de soutenir la dynamique de développement du secteur.

 

Cependant, le 5 juin, une annonce de baisse des crédits alloués à l’ESS dans le cadre du BOP 305 est venue bouleverser cet équilibre. Cette décision a suscité une vive inquiétude parmi les acteurs du secteur, compte tenu du rôle structurant de ces financements dans un contexte déjà marqué par des tensions économiques.

 

Face à cette situation, ESS France s’est fortement mobilisée en adressant une lettre ouverte au Premier ministre. Cette démarche a rencontré un écho important, rassemblant plus de 4 000 signataires, parmi lesquels de nombreux dirigeants d’entreprises de l’ESS, ainsi que des élus et parlementaires. Cette mobilisation massive a illustré l’attachement de l’ensemble de l’écosystème au maintien de ces crédits.

 

Le lundi 22, une issue positive a été annoncée : le gouvernement a décidé de revenir sur les annulations de crédits. ESS France a salué cette décision, qualifiée de « soulagement » pour le secteur, dans une période où de nombreuses structures de l’ESS sont fragilisées, voire menacées.

 

Nous remercions l’ensemble des signataires pour leur mobilisation, votre rôle a été déterminant de ces financements pour préserver les capacités d’accompagnement et soutenir des activités contribuant à l’intérêt général.

 

Cette séquence illustre à la fois la fragilité des équilibres budgétaires dédiés à l’ESS et la capacité de mobilisation collective de son écosystème face aux enjeux de financement.